Il y a... par Thierry


Il y a la ligne d'horizon

Qui toujours recule

Quel que soit le bord suivi

 

Il y a la danse des vagues

Parfois imperceptible

Tantôt transe gîtée

 

Il y a la houle

Qui monte et descend à vomir

Ou roule à dormir

 

Il y a le souffle du vent

Qui caresse la toile

Pétoleur ou de mauvais poil

 

Et l'on se perd

Dans cette étendue infinie

À ne savoir où mettre les yeux

Et l'on se perd

Dans des voyages lointains

Sans amers humains

 

Il y a les oiseaux

Bruyant au repas

Majestueux en rasant les flots

 

Il y a des poissons

Qui rarement se montrent

Mais que beaucoup cherchent

 

Il y a l'écume blanche

Qui anime la surface

D'abstraites et furtives visions

 

Il y a la côte

Offrant des paysages charmeurs

À oublier ses écueils sournois

 

Et l'on se perd

Dans des tempêtes

Aussi chaotiques qu'imaginaires

Et l'on se perd

En fortune de mer

Sans déferlante humaine

Il y a le temps

De route à respecter

Ou de l'instant et qui s'oublie

 

Il y a les cartes dépliées

Qui nous racontent

Comment autour est le monde

 

Il y a la barre

Qui gère seule le cap

Ou réclame toute l'attention

 

Il y a les voiliers

Et selon l'allure

Chacun fait envie ou pitié

 

Et l'on se perd

Tricovert bacyrouge*

Dans le chenal d'un port

Et l'on se perd

En s'amarrant au ponton

De la comédie humaine

 
 
2025.06.19 jeu.
 
 
* pour les Terriennes et Terriens, le mystère du "Trocivert bacyrouge" peut s'éclaircir en se rendant...
à  LA BALISE VERTE (descendre que quelques brasses dans la page jusqu'à Les Bouées) ou à  LA BALISE ROUGE.
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Les Feuilles Font La Ronde par Monique

 
Le chat noir est parti en voyage, les souris blanches dansent le cha-cha-cha (Monique)

au son de l'accordéon et du violon. (Michel)

Dans les rues luisantes de Paris, en cette fin d'automne, (Gilles)

le ciel était bleu comme en juillet, de quoi guincher avec les pompiers. (Hug)

J'aimerais mieux regarder le match à la télé, mais Mémène m'a mis un ultimatum :  (Thierry)

C'est moi ou le PSG. (Agnès)

Malheureusement la télé est tombée en panne, plus de choix, je me rabats sur Mémène, avec elle c'est toujours un match. (Michèle)

Il reste à trouver un arbitre. (Jean-Marie)

Peut-être qu'on pourrait appeler les voisins ? (Christine Auc.)

Mais voilà que le chat noir revient : Il avait oublié son costume blanc ! (Christine All.)

On a qu'à prendre le chat pour arbitre. (Evelyne)

Je veux bien, il faut se baser sur le mouvement de sa queue, la hauteur de ses miaulements ? (Pascale)

Ni l'un ni l'autre, désolée de vous l'apprendre, le chat noir vient de partir à l'hosto, il a une indigestion de souris, il va falloir trouver quelqu'un d'autre. (Monique)

2025.06.19 jeu.
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Il y a... par Monique

 
Il y a...
le soleil qui rayonne,
une abeille qui bourdonne,

un passant qui s'étonne 

une cloche qui résonne,

un air qu'on entonne,

un mets qu'on mitonne.

 

C'est l'été, c'est le temps des vacances.

C'est l'été, dans notre beau pays de France.

 

Il y a... 

un enfant qui rigole.

une joyeuse farandole,

un avion qui décolle,

un papillon qui s'envole,

un pré d’herbes folles,

un histoire sans paroles.

 

C'est l'été, c'est le temps des vacances.

C'est l'été, dans notre beau pays de France

 

Il y a...

une cascade de fleurs, 

de multiples couleurs, 

de capiteuses odeurs, 

quelques promeneurs, 

un oiseau chanteur, 

un parfum de bonheur.

 

C'est l'été, c'est le temps des vacances.

C'est l'été, dans notre beau pays de France.

            

Il y a...

deux ou trois bouleaux,  

quatre ou cinq chevaux, 

la fraicheur du ruisseau, 

le murmure de l'eau, 

quelques vieux oripeaux, 

un couple de moineaux.

 

C'est l'été, c'est le temps des vacances.

C'est l'été, dans notre beau pays de France.

 
2025.06.19 jeu.
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