Une Histoire... par Christian-Louis

À partir du tableau " LE TRICHEUR À L'AS DE CARREAU", raconter une histoire possible.

Mais que font-ils là ces trois joueurs de cartes et cette servante ?

Attendraient-ils quelqu'un ou quelque chose pour qu'ils aient eu envie de jouer aux cartes avant ?

Sont-ils là pour échapper aux tracasseries du programme de la journée ?

 

         - Départ de leurs amis et compagnons pour guerroyer sur d'autres terres.

         - Réunion de travail pour le futur aménagement du château du seigneur.

         - Décision du verdict au procès du coupable d'un vol.

         - Tirage au sort du prochain gagnant du porcelet de la foire du canton.

         - Attribution du premier prix pour le meilleur costume du prochain bal masqué.

         - Obtention du droit de désobéissance au collecteur d'impôts.

         - etc...

 

ON NE SAURA JAMAIS.

 

Pourtant je devine qu'ils sont tous les quatre là à espérer que viennent les rejoindre toute la population pour aller crier devant le pont-levis du châtelain pour l'abolition des taxes largement augmentées depuis une année déjà.

Même la noble dame s'est habillée en "dimanche" pour amadouer son seigneur.

La jeune adolescente sans opinion affirmée suivra de toute façon, tout comme la servante.

Seul le malicieux tricheur cherchera à gagner quelques faveurs en distrayant les décideurs bien placés.

 

À regarder ce tableau, j'imagine cette scène un jour comme aujourd’hui.

Sans vouloir comparer, je vois les trois femmes revêtir l'une un costume avec une écharpe de soie mise en diagonal sur sa veste, les autres avec un râteau ou un yoyo en main. Lui, le tricheur porterait son habit de toujours, ne changeant pas ses habitudes.

Se mêlant à la foule, je les verrais défiler déployant banderoles et calicots comme revendications de leurs attentes.

Ils marcheraient jusqu'au bout d'un champ et là, sur le grand épouvantail adossé à l'échalas en plein centre, dépouilleraient cette chose indescriptible d'une réforme infâme.

 

Alors dès que tintera le tocsin, la partie de cartes cessera, mais personne ne saura qui a mis dans son escarcelle les pièces restées sur le tapis.

Serait-ce le malin tricheur ? Pas sûr...


2023-02-09 jeudi

Description Fine D'Un Tableau... par Chritian-Louis

LE TRICHEUR À L'AS DE CARREAU

Comme tous les deux mois, aujourd’hui 09 février 2023, j'assiste à une visite au musée du Louvre dans la grande salle consacrée au 15ème siècle. Je suis venu avec mon voisin et ami aveugle de naissance.

Nous sommes tout un groupe et la jolie conférencière nous guide devant un tableau de Georges De La Tour entre deux petits formats des Frères Le Nain.

Ce tableau se nomme "LE TRICHEUR À L'AS DE CARREAU".

La conférencière nous renseigne en quelques mots l'époque et qui était ce peintre.

Roger, mon ami, me tient le bras en l'écoutant.

" Écoute et n'hésite pas à faire répéter."

"C'est un jour de fête, on peut voir autour d'une table rectangulaire revêtu d'un tapis clair, trois femmes et un jeune homme. La première assise au centre doit sûrement être de la "haute". Elle est habillée d'une belle robe de velours vert sombre avec un grand décolleté. Sa robe a des manches bouffantes avec des soufflets doublés de soie. Un turban orange enserre ses cheveux. À son cou un grand collier de perles et au poignet gauche un bracelet ciselé qu'on imagine en or.

À sa gauche, sur le petit côté de la table on voit une très jeune femme (presque une adolescente). Elle porte une robe rouge et un corsage bigarré de fleurs en couleurs et de carrés. Aucun collier sur elle mais un bracelet de deux couleurs tressées. Sur sa chevelure un petit chapeau avec une grande plume.

Lui, le garçon, a sorti sa tunique habituelle serrée par une large ceinture noire. Aucun bijou, pas de chapeau.

La troisième femme, sûrement au service de la riche dame, apporte dans un grand verre évasé un bouteille recouverte d'un paillage et contenant une liqueur. Elle aussi a mis sa jupe et, par-dessus, un tablier bleu.

Elle porte un large corsage blanc sur un dessous de tissu fin. Sur sa tête, un chapeau cloche avec une plume toute droite lui cache ses cheveux.

Ces deux suspicieuses, d'un œil averti, surveillent celui qui s'apprête à tricher tandis que le troisième reste à regarder ses cartes.

Voilà que le coquin, de sa main gauche dans le dos, attrape la carte coincée sous sa ceinture ; le fameux as de carreau lui permettant de remporter toutes les pièces posées sur le tapis.

MAIS NON.  L'horloge sonne l'heure et la fin de la partie.

Chaque participant repartira avec les quelques pièces qu'il lui reste.

Voilà Mesdames, Messieurs la folle histoire d ce tableau.  Je vous remercie de m'avoir écouté."

- "Dis-moi, Roger, est ce que tout a été clair pour toi ? "

- "Rassure-toi, grâce aux explications que cette professionnelle a fournies j'ai tout compris... Mais vous tous dans ce groupe avez-vous pu voir tout ce que j'ai...RESSENTI... ?"

2023-01-12 jeudi

Liste De Voyages... par Christian-Louis

ITINÉRAIRE D'UN VOYAGE SANS FIN (Passant de ville en ville ; ornements et centres d'intérêts possibles)

Mes nombreux souvenirs me ramènent d'abord à l'enfance puis très vite aux étapes de voyages touristiques ou professionnels.

- Paris où je suis né.

- Poitiers.

- L’Italie du nord.

- La Grèce et la Turquie.

- Retour en France aux Sables-d'Olonne.

- Chalon-sur-Saône.

- Lyon

- Mutation dans l'Ain pour mon travail. (Ambérieu-en-Bugey, Ferney-Voltaire, Gex et enfin Oyonnax.)

Tous ces remue-méninges m’ont alimenté en actions et découvertes enrichissantes.

 

Oui, je suis né à Paris mais à peine âgé d'un an j'ai "suivi" mes parents qui ont monté une société dans une célèbre petite ville qu'on apprend à l'école : Poitiers. J'y ai passé toute ma jeunesse jusqu'à mon appel sous un drapeau dans un "centre de rien" à Tours. (Période inutile pour moi qui suis d'une famille nombreuse, la discipline et l'obéissance étant déjà habituelles.)

Poitiers : j'en garde quelques souvenirs éparpillés de vielles maisons avec des panneaux de bois, une architecture romane et gothique et un grand jardin public avec un bassin plein de canards.

À l'âge de 21 ans je suis parti avec mon frère René et nos deux copines faire un grand périple en 2CV.

Italie du Nord : Florence, Pise, Venise... itinéraire magnifique et riche en émotions et découvertes.

Florence, chef d'œuvre de la Renaissance, ses monuments aux toitures dorées sous le soleil, ses multiples musées ... ses petits restaurants.

Pise : une photo inévitable de sa tour avec nos bras tendus pour la retenir avant qu'elle ne tombe sur la piazza.

Venise : c’est merveilleux tous ces canaux, ces sites qu'on connait tous mais... ça pue et la foule reste indisciplinée...

De là, avec nos deux 2CV nous avons vite traversé ce qui s'appelait encore la Yougoslavie et nous avons été accueilli chez une tante, madame Marthe Caloyannis, sœur de notre maman, en Grèce dans le Péloponnèse où elle vivait. Je me souviens des difficultés rencontrées pour planter nos tentes dans son jardin tout caillouteux.

Nous sommes descendus jusqu'au village de Vólos où notre mère était née pour la photo traditionnelle de la plaque portant le nom de cette banlieue d'Athènes. Si près, le Parthénon et ses ruines a happé une journée entière du séjour. Le lendemain nous étions éblouis par les couleurs et même embaumés par les effluves du quartier de la Pláka. Le soir, on a diné de moussakas, de glaces au citron dans un beau restaurant où un jeune musicien a joué avec son bouzouki des airs folkloriques.

Après trois jours dans cette ville pleine de ruines et traces d'un passé, le retour vers la France nous réclamait cinq heures de route pour rejoindre le grand canal de Corinthe et traverser le pays dans sa largeur par le ferry. Ce canal a comme particularité d'être très long mais très étroit au point de presque toucher des mains les murs de sa paroi.

Enfin du port de Brindisi en Italie nous sommes repartis pour un jour de voiture avant d'arriver émoustillé aux Sables.

Enfin repos, baignades et souvenirs se sont étendus devant nous.

Plus tard, des albums pleins de photos et cartes ou tickets de musées restent encore sur nos étagères.

Mais la Vendée possède aussi de merveilleux sites. Ce n'est pas pour rien qu'elle est connue comme la petite Venise de France... avec un tas d'oiseaux qui me semblaient inconnus.

 

Mais, diplômes en poche, il m'a fallu choisir un métier. J'ai opté pour l'humanitaire. Une assoce a retenu mon profil me proposant de partir pour le Cambodge qui venait juste de se débarrasser de l'emprise des méchants Khmers rouges. Acceptant ce job, j'ai, dès mon intégration dans l'équipe en place, pu m'occuper de réfugiés dans un camp géré par l'UNHCR pour parfaire leur connaissance de la langue française. (Lecture, écriture, coutumes et/ou religions pratiquées, chants divers... etc.)

J'y suis resté quatre années entrecoupées de brefs retours en France.

Côtoyant les forêts luxuriantes et le fleuve Le Mékong, j'ai pu visiter avec un guide expérimenté les ruines des temples d'Angkor Vat, vestiges du 9ème siècle.

Aujourd’hui, je frissonne toujours en regardant quelques photos.

Avec deux camarades de cette assoce nous avons pu "adopter" une petite fille de 6 ans que nous avons pu amener avec nous au retour de cette mission. (Ses parents, un grand frère et une sœur n'ayant pas survécu à la barbarie.)

Maintenant, elle est mariée à Gérard. Elle a une fille de 17 ans et vit près de Paris.

À mon retour, j'ai pris un poste dans la même assoce pour gérer l'arrivée de réfugiés et demandeurs d'asile jusqu'à mon départ à la retraite, poussé par la maladie. J'y suis resté vingt et un ans.

Muté tous les cinq ans pour éviter les familiarités avec les résident : un coup à Chalon-sur-Saône, un autre à Ambérieu-en-Bugey puis Lyon, Ferney-Voltaire et enfin Oyonnax.

J'organisai des lectures, des fêtes d'anniversaire, des Noëls pour les enfants ou des spectacles de fin d'années avec à chaque fois une participation des parents pour chanter dans leur langue soit du folklore ou des textes de leurs pays.

Maintenant, je continue à proposer bénévolement des sorties en petits groupes au parc des oiseaux de Villard-les-Dombes, soit au village de Pérouges ou au musées lyonnais... etc.

Voilà ma vie... Mais il me reste tant de voyages à accomplir...

Aller à Québec en été et en hiver manger dans le resto français qu'un neveu vient d'ouvrir...

Aller à Rio où un autre neveu est professeur de danse.

Aller marcher (avec ma canne) sur au moins un morceau du chemin de Compostelle.

ALLER LÀ,

ALLER ICI.

ALLER OÙ Y'A...

2023-02-09 jeudi