Tu Sais Ce Que C'Est Toi Que… par Monique

 
Tu sais ce que c'est toi que :

de vouloir écrire un texte et de ne pas trouver les mots. D'avoir une histoire formidable en tête avec l'introduction, le développement et la conclusion et de ne pas arriver à coucher une ligne sur le papier, tout ça parce que tu ne trouves pas les termes adéquats pour la raconter et la mettre en valeur ?

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Tu sais ce que c'est toi que :

de vouloir bâtir quelque chose et de rester bloquer en plein projet parce que tu ne sais pas où t’adresser pour obtenir les aides dont tu as besoin ?

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Tu sais ce que c'est toi que :

de vouloir transformer le monde, pour le rendre plus juste, plus équitable et de rester là avec plein de belles idées en tête mais ne sachant pas comment les concrétiser ?

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Tu sais ce que c'est toi que :

de vouloir gravir les sommets et de rester bloqué à des niveaux inférieurs parce que tu ne connais pas les bonnes personnes qui pourraient t'aider à progresser ?

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Tu sais ce que c'est toi que :

de vouloir imposer ses idées et de se heurter à un mur d'incompréhension ?

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Tu sais ce que c'est toi que :

de vouloir briller au firmament et de se rendre compte que tu n’as rien d'extraordinaire ?

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Tu sais ce que c'est toi que :

De vouloir épater la galerie et de ne rien trouver d'original ?

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Tu sais ce que c'est toi que… ?

Oh ! Oui bien sûr que tu le sais, toi, l'anonyme, le commun des mortels, c'est sûr que tu le sais.

2025.03.20 jeu.

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Comme Un Volcan par Monique

 
Par un beau matin, je t'ai trouvée,

Allongée, nue, devant la cheminée,

Enveloppée d'une sorte de fumée

Aux volutes d’un blanc immaculé.

Puis devant moi tu t'es redressée,

Alors j'ai vu sur ta peau dénudée

Une lueur ondulante qui palpitait,

Comme des flammèches, en fait.

Et ta belle chevelure flamboyante

Possédait la splendeur mouvante,

De tout un lac de roches en fusion.

Et là, je suis tombé en pamoison.

Puis ton regard sur moi s'est arrêté,

Au tréfond de mon âme il a plongé.

Et, comme un tsunami, la passion

Brutalement a dévasté ma raison.

Aussitôt, je suis entré en éruption,

Dans une vulcanienne explosion,

Et, avec la violence d'un forcené,

Soudain, sur toi, je me suis élancé.

D'un infernal désir, je bouillonnais,

Une terrible folie m'engloutissait,

Semblable à un flot ininterrompu

De roches basaltiques fondues.

Au paroxysme de mon excitation,

J’accède à une autre dimension

Et atteins sous un ciel fuligineux,

L'apothéose réservé aux Dieux.

Un feu d'or liquide m'a submergé, 

Ton brûlant amour m'a consumé,

En poussière je dois redescendre,

Maintenant je ne suis que cendres.

2025.03.20 jeu.

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Entrainer Par Trenet par Monique

 
C'était… voyons, en avril à Paris,

De toi, je m'étais alors épris.

Étant arrivé à un coin de rue,

Je longeais alors une avenue,

Mais là, devant le grand café,

J'avais été comme foudroyé.

Mon coeur avait fait Boum !

Oui, il avait fait Boum ! Boum !

En te voyant toi qui passais.

Alors j'osai et je t'invitai,

À danser au bal de la nuit,

Qui avait lieu juste à minuit, 

Dans le jardin extraordinaire,

Sûr que ça allait te plaire.

Là où il y avait des arbres,

On avait mis des candélabres.

On y jouait la polka du roi,

Moi je ne regardais que toi.

Assis par terre nous on rêvait,

Alors que les autres dansaient.

Je t’offris une petite fleur bleue,

Ah ! Comme j'étais heureux.

Puis soudain ma douce France,

Tu m'avais réclamé une danse,

Et là ! glissant sur une noix,

Je m'étalai, bête, devant toi.

Ainsi fini la romance de Paris,

M'abandonnant, tu étais partie.

Que reste-il de nos amours ?

Que reste-il de ces beaux jours ?

De toi, voici le peigne, le miroir,

Qui étaient tombés dans le noir,

Quand s'envolait le petit oiseau,

Depuis il n'a plus jamais fait beau.

Et maintenant, tout est au duc,

Le parc fermé, les bals caducs.

Adossé à la porte du garage,

De là j'observe mon entourage.

Mes amis, où sont-ils donc ?

Je n'ai plus personne, donc ?

Éh ! vous qui passez sans me voir,

Je ne cèderai pas au désespoir.

Tout autour de moi y'a d'la joie,

Pour moi aussi y'en aura, ma foi.

Ne cherchez pas dans les pianos,

Car je rejoindrais les fortissimos.

Et puisque moi j'aime le music-hall,

C'est là qu'il faudrait que je m'enrôle.

Et comme, un rien me fait chanter,

Il faudra pour arriver à t'oublier,

Que du matin au soir, je chante,

Que sans discontinuer, je chante.

Je célèbrerai le soleil et la lune,

Le désert brûlant et ses dunes,

Et les flots déchainés de la mer,

Et les merveilles de notre terre,

Et le doux murmure du zéphyr,

Pour ne plus jamais souffrir.

2025.03.20 jeu.

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