Il a fallu me donner un nom, mes parents, voyageurs comme moi m'ont appelé Gudule ; donc je suis comme un mineur, je me déplace dans le noir, mais sans éclairage. Je circule dans un réseau liquide qui est le sang, d'un humain ou d'un animal.
Ma vie n'est pas monotone, je traverse
des parties du corps plus ou moins dangereuses, le cœur est comme un toboggan,
les accélérations sont spectaculaires mais agréables, je pense comme le ressent
un pilote de rallye. Le plus pénible est le passage dans les poumons car je
sens ce brouillard du tabac qui m'indispose. Le moment agréable, c'est de
sentir les bonnes odeurs de nourriture au contact de l’estomac ; parfois
accompagnées d'un bon vin.
Mais ma grande peur, c'est que mon hébergeur se blesse et saigne : et, là, c'est la mort assurée une fois éjecté de ce corps.
2026.09.17. jeu.
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