Ah ! zut ! je crois qu'il ne me reste plus de farine. Bon, Il faut que j'aille en acheter. Je prends mon panier, revêts mon chaperon rouge et enfile mes bottes de sept lieux. Et me voilà fonçant à toute allure chez le meunier. Arrivée au moulin je trouve porte close. J'avise alors un brave bûcheron et sa femme qui revenaient d'aller perdre leurs sept enfants en forêt. Ils m'apprennent que le digne artisan a fermé définitivement boutique pour rejoindre son frère, le marquis de Carabas, qui a épousé la fille du roi. Depuis il vit au palais, où l'on festoie du matin au soir.
Je remercie ces charmantes personnes et reprends ma route. J'aperçois, soudain, quelqu'un guettant au haut d'une tour. Ohé ! Sœur Anne ! ne voyez-vous pas un endroit où je pourrais trouver un peu de farine ? Hélas ! me répond- elle, je ne vois que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie.
Bon, tant pis ! Je poursuis mon chemin jusqu'à l'orée d'une forêt et tombe sur un panneau. Grand méchant loup, épicerie fine à 200 mètres". Arrivée devant la porte une affiche indique Tirer la bobinette et la chevillette cherra. J’exécute la manœuvre et pénètre dans le magasin. "Oh ! Bonjour monsieur l'épicier, comme vous avez de grandes oreilles." "C'est pour mieux saisir votre commande mon enfant." "Oh ! comme vous avez de grands yeux." "C'est pour mieux calculer la TVA mon enfant." "Oh ! comme vous avez de grandes dents." "C'est pour mieux charmer mes clientes mon enfant."
Après ce petit préambule j'annonce le but de ma visite. "Voilà, j'aurai besoin de farine pour faire un gâteau à une charmante petite fille." "De la farine !!! Mais il ne m'en reste plus. Le roi m'a réquisitionné tout ce que j'avais pour son fils qui veut qu'une certaine Peau d'Âne lui fasse un gâteau."
Pas de chance ! Me voilà donc à nouveau en route avec mon panier vide. À tout hasard je me rends au château de la Belle au bois dormant et là je frappe et frappe et frappe à la porte. Personne ne répond. "Pas possible tout le monde roupille là-dedans !!!" Je me remets à tambouriner de toutes mes forces. Tiens ! il me semble entendre... comme une sonnerie ? d'abord lointaine puis s'amplifiant. C'est alors que j'ouvre les yeux et reprends contact avec la réalité, je suis sur le canapé où je m'étais assoupie et la sonnerie qui m'a réveillée est l'alarme du four qui m'avertit que mon fondant au chocolat arrive en fin de cuisson. Je passe à la cuisine pour le démouler. Humm ! Parfait, demain ma petiote va se régaler. Je retourne au salon, par terre, près du divan un livre. Je le ramasse. "Ah ! Voilà l'explication de mon drôle de rêve." J'étais après relire mon vieux livre de contes de Perrault pour me remettre ces histoires en mémoire et pouvoir les raconter samedi lorsque brusquement je me suis endormie et que mon esprit s'est mis à voyager en plein conte de fée.
2026.02.12. jeu.
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