Je n’ai jamais été aussi gai que ce matin- là
Je marchais dans la forêt, l’air était sain et frais
C’était l’hiver, un hiver blanc
Comme en n’en voit plus souvent
Là-bas chez ta mère hier tu es partie,
Tu as fait ta valise, vidé la penderie
Avec ton pantalon de ski tu ne ressemblais à rien
Même le yéti aurait été préféré par Cardin
Et je me souviens, je me souviendrai de cette journée
De ton image, dans ta fourrure emmitouflée
C’était hier, y’a un siècle, une éternité.
Moi j’irai me balader dans la forêt
Et l’on s’évitera encore, parce que l’amour est bien mort
Toute ma vie sera pareille à ce matin
À la découverte d’un nouveau quotidien
Aujourd’hui je suis de nouveau moi-même
Je me suis retrouvé enfin
Je ne pense plus à toi
Où es-tu ?
Que fais-tu ?
Cela ne m’importe plus
Je regarde ces arbres qui n’atteindront jamais le ciel
Tu vois, comme eux je cherche les sommets
Comme eux je me tourne vers la lumière
Et je ne me souviens pas
Je ne veux plus me souvenir du brouillard
De la brume, de la grisaille qui stagnaient
C’était hier, il y a un siècle, une éternité.
Moi j’irai me balader dans la forêt
Et l’on s’évitera encore, parce que l’amour est bien mort
Toute ma vie sera pareille à ce matin
À la découverte d’un nouveau quotidien
Moi j’irai me balader dans la forêt (moi j’irai, la forêt)
Et l’on s’évitera encore, parce que l’amour est bien mort (et l’on
s’évitera encore)
Toute ma vie sera pareille à ce matin (toute ma vie, à ce matin)
À la découverte d’un nouveau quotidien (découverte, nouveau quotidien)
On s’évitera encore
Toute la vie (toute la vie)
C’est fini
2026.06.18. jeu.
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