Tu sais, ça glattait dur mais pas autant qu'avant
Nous grelotions sur la banquise blanche et désertique
C’était l’hiver, un court hiver à moins trente
Une saison presque sans jour ici au pôle
Hier c'était des hivers inouïs
Maintenant c'est juste la canicule inuit’
Sapée en peau d'ours tu ressemblais
À un plumeau géant ivre de vent
Et je me souviens bien entre deux rafales
T'avoir dit vivement le printemps
En peau de phoque t'es plus sexy
Et les jours s'allongeant ça change tout
On pêchera où tu voudras, ce que tu voudras
Et l'on mangera encore du hareng cru
Toute la vie on les aura au menu
Ces senteurs de la canicule inuit
Pour varier, je chasse deux icebergs plus loin
Mais le paysage reste de glace
Alors je pense à toi
Es-tu dans l'igloo
À mâcher du cuir ?
Belle preuve de tendresse
Je regarde cette eau de moins en moins gelée
De plus en plus abandonnée des phoques
Avec de la chance j'en abattrai un
Et je le dépècerai
Pour nous réchauffer de cette bonne graisse
Qui nous fait tant saliver
Tartinée sur une tranche de baleine séchée
On pêchera où tu voudras, ce que tu voudras
Et l'on mangera encore du hareng cru
Toute la vie on les aura au menu
Ces senteurs de la canicule inuit
On pêchera où tu voudras, ce que tu voudras
Et l'on mangera encore du hareng cru
Toute la vie on les aura au menu
Ces senteurs de la canicule inuit
2026.06.18. jeu.
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