Un Bal Au Moulin De La Galette par Christian-Louis

 
D'habitude, le dimanche matin je m'oblige à marcher ou courir autour du lac derrière mon quartier, mais j'avais déjà pris rendez-vous pour cet après-midi à la buvette du Moulin de la Galette à 14 heures avec ma nouvelle compagne et ses trois amies.

Heureusement, elle m'avait préparé mes beaux habits : un pantalon prenant bien la lumière, mon court veston du dimanche, une belle chemise au col empesé et une cravate en soi ; posés sur la chaise du salon.

Elle m'avait même recirer mes chaussures.

Une heure a passé avant de retrouver ma préférée et ses accompagnatrices à la buvette du Moulin puis nous avons franchi la barrière des comportements pour aller faire un tour sur la piste de danse.

Dieu qu'elle est belle dans sa robe rose d'où son jupon noir attire tous les regards des autres participants.

Elle tourne, tourne et tourne me serrant fort de ses bras pour suivre la cadence chaloupée de notre première valse.

Moi, sans cette énergie, je reste droit constatant que les "gens" s'écartent au fur et à mesure de l'espace pris par son engouement. D'ailleurs même sa copine vêtue d’une robe blanche s'éloigne entrainant son cavalier du jour à plusieurs pas de nous.

Ses deux autres complices, l'une assise sur un banc l'autre debout derrière elle, se mirent à discuter avec trois jeunes hommes accoudés sur leur table.

Que se sont-ils dit ? Mystère. Ça dure longtemps pour une simple invitation à danser constatant que chaque verre est vide.

Qu'importe...

Derrière nous, tous les hommes portent un canotier ou un "haut de forme". Ça doit être la mode du moment. M'en moque.

Les flonflons du bal se fichant bien d'une lumière éclaboussante se reflétant sur nos pas, nous finissons cette valse ; moi presque déséquilibré mais ma chérie prête pour une nouvelle "tournade".

Mon Dieu, faites que la prochaine musique soit un slow permettant de me reposer un brin.

Enfin trois longues heures après, nous voilà rentrés, elle au bout de sa rue et moi chez moi.

Nous étions cet après-midi comme deux amoureux oubliant ce qui nous entourait pour n'avoir d’yeux que l'un à l'autre.

C'est beau l'amour.

Vivement demain pour y trouver d'autres harmonies.

2025.11.13 jeu.

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