Encore un dimanche au Moulin de la Galette, un de plus. Ce jour-là, j’ai étrenné ma belle robe à rayures bleues et blanches. A l’idée que je vais bientôt coiffer la sainte Catherine, mon amie Charlotte, à ma gauche, en est malade.
Il va encore falloir que je supporte mon voisin de droite, un chapelier trop chaleureux porté sur le Chardonnay et qui, grâce à ses chassés-croisés, à son regard charnel, espère éviter de me confectionner un charmant chapeau pour mes vingt-cinq ans. Charlotte pose sa main sur mon épaule, me chouchoute, chuchote à mon oreille qu’un peu de chaleur manque à mon chapitre et que ce charmant n’a rien d’un charlatan. Pourtant, cet échalas me chagrine et ne me charme pas avec ses prêchi-prêcha et sa moustache tombant sur sa bouche charnue.
Peut-être faudra-t-il que je pose mes valises à Valençay, Valences ou Valenciennes pour rencontrer mon Valentin. En attendant, je me console en regardant les valses, en suçotant des pastilles Valda tout en avalant mon infusion de valériane.
2025.11.13 jeu.
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