Du Côté De Chez Rougon-Macquart par Salim

La Terre ?

La Terre est un grand univers, une lumière parmi les lumières, rempli d'esprit et de million de Bêtes humaines.

Nous ? sommes-nous des bêtes humaines ou des monstres, des esclaves ou des Hommes libres ?

Les Hommes vivent Une Page d'amour que nul autre être vivant vit dans les autres étoiles de la voie lactée.

 

L'amour qui détale sur l'homme et la femme est immense mais n'est pas perceptible à l'œil nu. Être nu nous permettra-t-elle de la voir ?

Au Bonheur des dames, le corps d'Apollon ne saurait que ravir leurs cœurs et leurs âmes.

 

Un jour le docteur Pascal m'a dit : ''L’Argent ne fait pas le bonheur'', qu'en est-il vraiment ?

Le bonheur et La Joie de vivre peuvent-ils créer de la richesse.

Une richesse de quoi ? intellectuelle ? philosophique ou bien même matériel ?

Ceci amplifie plus la curiosité et la soif de domination sur les autres êtres. 

 

Son excellence Eugène Rougon, fille héritière et Nana élégante, humble. 

Qu'ont-elles envisagé pour La Fortune des Rougon. Elles ne vivent pas, ne mangent pas, ne respirent pas sur l'éloquence de leur richesse. 

Elles se veulent simples et respectueuses, meurtries par les différences entre les classes moyennes et bourgeoises. 

 

L'argent est une illusion que même Le Rêve ne comprend pas. 

Un rêve, moi aussi je rêve mais sûrement pas de même chose. 

''Germinal'' est l’expression même de mes propres rêves.

Comprendre que quand on rêve ce n'est pas forcement la réalité, l'exemple avec La Curée du Village qui peint un tableau, L'Œuvre peut paraitre réaliste avec une tel beauté, un design atypique et coloré mais cependant elle n'est que la lueur de nos rêves la nuit. 

La faute à qui ? A cause de quoi ?

Si tout ce que nous entreprenons est une débâcle absolue, je dirais sûrement La Faute à l'Abbé Mouret

 

Ne pas terminer ce n'est jamais commencer. 


2023.09.21 jeudi

Et Si On Ne Faisait Rien... par Salim

Ne nous croyions pas inexistant dans ce bas monde. 

Rien faire est une chose mais exister en est une autre. 

Tout autant de chose qui peuvent nous faire réagir, tout autant de chose qui peuvent nous ouvrir les yeux :

les incivilités, le réchauffement climatique, une politique qui s'endurcit, les évènements tragiques que subissent les plus démunis puis tant d'autres encore...

Tout ça, n'est que parole sans fait et geste !! 

Pourquoi donc ne pas se réveiller contre une société qui coule à sa perte.

Un acte suffit pour en ouvrir le cœur et l'esprit, l’entraide bat un empire et face à une telle coopération le monde ne saurait réagir. Toutes les générations devraient se réunir pour n'en former qu'une.

2023.09.21 jeudi

J'Ai Peur... par Pascale J.

J’ai peur des dossiers à rédiger

J’ai peur des dossiers à lire, à relire

J’ai peur des formulaires à remplir

J’ai peur des compléments de formulaires

J’ai peur des expertises

J’ai peur des devis

J’ai peur des discours pompeux

J’ai peur de la langue de bois

J’ai peur d’être envahie, absorbée

J’ai peur d’avoir peur

2023.09.21 jeudi 

Du Côté De Chez Rougon-Macquart par Pascale J.

UNE VIE

À la capitale, Son Excellence Eugène Rougon dilapida La Fortune des Rougon : L’Argent, La Terre, L’Œuvre de ses ancêtres. La Débâcle totale !

Tout ça au besoin de paraître, d’enfouir La Bête humaine qui est en lui.

Tout ça, Au Bonheur des Dames. Nana fut la dernière : Une page d’amour esquissée se déchire. Fini le luxe, fini Le Rêve : Le Ventre de Paris a tout englouti !

 

Replié dans une petite ville de province, Eugène Rougon habite maintenant un petit appartement délabré sous les toits,13 rue Germinal.

Ruiné mais libre : il a fait tomber le masque.

Au café de L’Assommoir, il retrouve Le Docteur Pascal, ruiné comme lui, devant un Pot Bouille, surnom qu’ils donnent au vin râpeux servi par la patronne. Ils se confient l’un à l’autre et échangent sur leurs lectures : une amitié se construit. Émile Zola est l’écrivain préféré de Pascal. Il vient de terminer La Curée et pense relire La Conquête de Plassans. Soudain, il sort de son sac La Faute de l’abbé Mouret et l’offre à son ami.

Eugène effleure La Joie de vivre.

2023.09.21 jeudi

Et Si On Ne Faisait Rien... par Pascale J.

Et si on ne faisait rien...

C’est à dire ? Je ne comprends pas.

 

Dormir, peut-être ?

En amont, ranger, se brosser les dents, programmer la sonnerie du matin.

S’allonger, enfin. Attendre, enchaîner les rêves.

Tenter, après la sonnerie, de les rattraper, de les démêler.

Non : c’est tout un travail.

 

Observer les oiseaux du jardin ?

Cela demande concentration, silence, immobilité.

Après, il y a les livres, internet : le besoin de comparer nos images à leurs images, la recherche des noms exacts, communs et scientifiques.

Tout un travail, encore.

 

Écouter une chanson ?

La chanson écoutée en appelle une seconde, la seconde en appelle une troisième, la troisième...

Cela nous emmène loin, très loin dans le temps, dans les souvenirs.

Un travail sans fin.

 

Est-il vraiment possible de ne faire rien ?

Je n’ai pas trouvé la clé.

2023.09.21 jeudi


J'Ai Peur... par Hug.S.

J’ai peur d’oublier sa voix.

J’ai peur, en fermant les yeux de me perdre dans des rêves trop grands.

J’ai peur d’attendre la fin.

J’ai peur de ne pas voir hier s’achever.

J’ai peur de prendre ma main pour aller au-delà.

J’ai peur de ne pas me reconnaitre quand je me reverrai naître.

J’ai peur de ne pas m’entendre dormir.

J’ai peur de me réveiller hors de moi.

J’ai peur de découvrir un jour que deux et deux font autre chose que…

J’ai peur que les bras m’en tombent lors de mon enterrement.   

2023.09.21 jeudi

Du Côté De Chez Rougon-Macquart par Hug.S.

J’ai grandi dans Le Ventre de Paris. Mes parents étaient des êtres vénérables, besogneux, discrets, pourtant le voisinage ne les estimait guère, et même au-delà du quartier, de la ville. On ne nait pas rat des villes pour vivre une vie facile, malgré cette destinée, longtemps j’ai fait, petit rat, Le Rêve, de devenir petit rat à Garnier. Espoir déçu, rêve déchu.

Ma jeunesse, si peu facile, se passa pourtant dans une insouciance joyeuse, La Joie de vivre me portait, je ne renonçais pas à croire en un bel avenir pour ma famille et moi. La Bête humaine menait contre notre clan un combat terrifiant, l’hiver en particulier.

Une année le froid, les vents, la neige, les nuits de gel rendirent La Terre inexploitable, ne nous restaient que les réseaux souterrains, refuges ultimes en cas de graves situations, tout était fait pour nous en éloigner. Cet hiver glacial provoqua le début de La Débâcle, le grand voyage à travers les égouts, les caves pour un horizon incertain, plus au sud. La mort et ses exécuteurs étaient à L’Œuvre. Beaucoup périr durant l’exode, Le Docteur Pascal, l’un des nôtres, vétéran aguerri aux batailles passées, ne put qu’aider les faibles à soulager leur peine sans aller au-delà.

Son Excellence Eugène Rougon ordonna l’usage systématique d’une nouvelle méthode chimique radicale. Ce fut l’hécatombe, une presque totale extinction de notre groupe. Cet épisode nous marqua tellement qu’aujourd’hui encore nous commémorons nos morts, le jour de L’Assommoir est moment de recueillement, de souvenir.

Avant la fin de l’hiver nous avions quitté Paris et entrepris La Conquête de Plassans. Ce fut facile, la cité était en plein désarroi, le chaos remuait tous les quartiers, à cause d’une affaire de mœurs pétillante par certains aspects : par La Faute de l’abbé Mouret une prénommée Nana, bien en chair, si tant joliment ronde qu’elle était surnommée Pot-Bouille, une bouille en forme de pot tout rond, cette Nana donc jouait à chaque messe le rôle de La Curée en chaire, en os et peau nue surtout, entièrement nue.

Mais il y est des lieux peu propices Au Bonheur des Dames, Nana croyait écrire Une Page d’amour, en dansant dévêtue elle honorait la beauté, la joie ; hélas la triste foule la refoula.

À Plassans, passa plaisant le temps, chaque famille reprit santé et ambition, les nuits nous parcourions caves et greniers, de quoi refaire nos affaires. De saison en saison, nos réserves croissaient, un retour à Paris était juste bienvenu, pour placer au plus profitable La Fortune des Rougon que nous avions constituée.

L’Argent appelle l’argent, depuis des décennies nous vivons dans le ventre de la Bourse, le Palais Brogniart est notre Versailles, et sur toutes les transactions faites ici nous prélevons l’impôt Germinal que nous plaçons en livrets Fructidor, notre révolution s’enrichit, c’est pour bientôt demain.

Je profite aussi de la capitale pour retrouver mon rêve de rat petit, j’ai place de choix en la loge de l’Impératrice à Garnier, j’y passe des soirées de ballets merveilleux, c’est un peu moi qui danse sur la scène, j’ai les yeux plein d’étoiles chaque soir.

2023.09.21 jeudi

Et Si On Ne Faisait Rien... par Hug.S.

C’est en me levant de ma nuit que l’idée m’est venue, une journée à ne rien faire.

Mais, ne rien faire c’est faire quoi ? Rien ? oui mais rien quoi c’est ?

J’ai réfléchi, ce qui est déjà faire quelque chose, surtout que réfléchir n’est pas la discipline occupationnelle que je pratique en expert. J’ai réfléchi et rien n’est venu, rien à faire, rien ne vient, ce qui ne signifie pas que je n’ai rien fait, je ne suis arrivé à rien, pas plus.

Bon ! en attendant que rien ne se fasse j’en ai profité pour tuer le temps – j’aurai pu tuer le taon mais il n’y en avait pas. Tuer le temps en voilà une occupation qui n’est pas ne rien faire : il faut se mettre au poste, surveiller, attendre que passe le temps. Parfois c’est long, il faut prendre le temps quand il vient et l’on ne peut pas toujours compter sur le temps qui passe, alors on le laisse filer comme du mauvais coton.

Et quand il passe le temps ? Compter les secondes, tendre un fil solide muni d’un nœud coulant et attraper la grande aiguille. Attacher le cordon à un point fixe. Tôt ou moins, le temps s’arrêtera. Et ? Rien n’est fait pour autant, car le temps poursuit son cours, cela ne tue que le subordonné qui l’indique et le compte.

J’en étais à passer le temps avant que de ne rien faire. Tout bien réfléchi je me suis mis à penser à rien. C’est assez simple. S’asseoir. Pencher un peu son buste en avant. Poser son coude droit sur sa cuisse gauche près du genou. Poser le poignet gauche sur le genou gauche devant ce qui s’y trouve déjà. Appuyer sa bouche sur le dos de sa main gauche. Et voilà ! C’est statufiant ! Merci Maître Auguste R.

Et puis j’ai fait comme Pascal préconise, j’ai attendu. Rien. Pas de pensées. Pas une. Enfin si l’apaisement d’être là à ne rien faire ainsi. Pour une fois qu’une pensée sonnait à mon esprit, j’allais en profiter, la savourer. J’ai pris le temps.

Justement, le temps ! encore et toujours lui, est passé, pas moyen de l’arrêter, rien ne l’arrête, j’ai essayé de ne pas le suivre. L’ennui m’a pris les paupières, la fatigue les a fermées, le sommeil m’a embrassé tout entier. Je me suis endormi. Dormir ? Dormir, c’est ne rien faire tout en faisant plein de choses, dormir n’est pas ne rien faire, j’ai raté la consigne, quelle guigne !!

Reste qu’il est dur de ne rien faire quand tout s’agite à l’intérieur de soi.

2023.09.21 jeudi