Un monde à venir
Se prendre pour Prince Petit et alunir…
Le sommeil me prit, grooos grooos soupir !
Ma boite à images, par anticipation,
avait revisé son album de science-fiction.
Je laissai, en m’en émerveillant, le vide continuum
m’absorber en son silencieux capharnaüm.
L’espace autour, brillant d’astres, semblait dystopique,
je doutais pourtant : vision réelle ou chimérique ?
À la suite m’apparut un bavard humanoïde
une chose ferraillante, filiforme, bizarroïde,
faite de bric et de broc, de grossières particules
à qui j’avais envie de crier articule.
Son langage, par de La Tourette programmé,
le faisait sans cesse jurer tel un damné,
sa voix cybernétique se perdait en spasme sidéral
avant que de se perdre dans le vide abyssal.
Il déclamait une quelconque théorie
comparant l’existence à un jeu de loterie
qui fait, sans cesse, se transmuter
la vie, la mort, et les genres permuter.
2025.12.19 jeu.
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