Il miaulait doucement, comme un chaton privé de sa mère. Sa splendide queue annelée de blanc et noir enroulée autour de son cou, le protégeait comme une couverture. Inspectant les environs, ne voyant aucun maki adulte arriver, je me suis décidée.
Comme il m’était acquis, j’ai pris le maki (pas le maquis), petite boule de poils ronronnant et innocente. Je l’ai ramené à la maison. Je me suis documentée pour en savoir plus pour l’élever. « Les mamans se prêtent leurs petits pour participer à leur éducation. » À qui allais-je bien pouvoir le fourguer de temps à autre ? « Les mères leur essuient les fesses et les langent. » Alors, je me suis dit, vaste programme…
Mais j’ai fait pour le mieux. Mon maki Kiki, a grandi, il se nourrit de fruits. Kiki adore les kakis, les kiwis, les makis. De plus, il sait presser des jus de fruits sans en mettre de partout. Ce n’est pas rien mon lémurien : depuis que je l’ai, je suis survitaminée, armée contre les rhumes, rhinites saisonnières, COVID, grippes espagnoles, grippes de toutes sortes…
Porté sur l’épaule avec sa queue enroulée autour de mon cou, j’ai la plus belle étole qui puisse exister. Finalement, nous formons un tandem un peu zarbi. Bizarre, vous avez dit bizarre ?
Rien de bizarre à Madagascar.
2026.01.15. jeu.

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