La cigale ayant chanté tout l'été,
S'en revenait du fin fond de l'espace sidéral,
Où elle avait fait une tournée triomphale.
Elle voguait insouciante dans le ciel étoilé.
Quand soudain elle s'écria, paniquée, affolée :
Ma réserve de vivre est totalement épuisée !
Faut dire qu'elle n'avait pas cessé de s'empiffrer.
Alors qu'elle était en train de se lamenter,
Soudain ses idées noires se mirent à transmuter,
Elle n'allait pas au désespoir s'abandonner.
Il doit bien exister une planète proche, en théorie.
Où elle pourrait demander de l'aide a priori.
Son vaisseau elle pouvait le programmer.
Il allait bien repérer cet astre et l'y emmener.
En attendant, elle râclerait de menues particules.
Sa seule alternative pour se caler les mandibules.
Elle atteignit l'univers des fourmis humanoïdes.
Un endroit aux mœurs vraiment bizarroïdes.
Pas de pitié chez ces travailleuses acharnées.
La pauvre cigale se trouva aussitôt chassée.
Fuyons ! se dit- elle loin de ce monde dystopique.
Mais sa situation restait pourtant catastrophique.
Des images lui venait à l'esprit en continuum.
Elle n'arrivait plus à se concentrer un minimum.
Au comble du désespoir, elle attendait la fin.
Lorsque des secours lui arrivèrent enfin.
Son fan club ayant décidé par anticipation,
De venir à sa rencontre, tous sans exception.
La voilà sauvée et faisant route pour la lune.
Où l'on va fêter dignement sa bonne fortune.
Mes chers amis, dit-elle, vous me voyez flattée,
Vous vous êtes déplacés et m'avez retrouvée.
Mais c'est seulement lorsque nous allons alunir,
Que je vais enfin pouvoir vraiment me réjouir.
2025.12.18 jeu.
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